Lors d’une de mes visites, d’une exposition passée : cette exposition présentait des oeuvres de la collection du MET ; une cousine qui m’accompagnait, m’a fait découvrir un jeu qui consistait à répondre à la question suivante : «Si tu devais choisir une oeuvre pour toi ; laquelle choisirais-tu ? Tu as le choix pour une seule, et une seule oeuvre, uniquement»
Pour l’exposition en question la réponse pour moi fut évidente et immédiate. Mais pour Art Paris, beaucoup d’oeuvres m’ont plu et ce jeu aurait été un véritable casse-tête.
Mais une oeuvre m’a particulièrement touchée. Cette oeuvre, faisant partie d’une série, est celle d’un artiste Vietnamien : Dinh Q. Lê. Elle fait partie d’un triptyque datant de 2006.
Pour Art Paris, il exposait pour une galerie de Hong Kong : 10 Chancery Lane Gallery. Et j’ai eu la chance de le rencontrer et de pouvoir lui parler.
Son oeuvre consiste à tresser et entrelacer deux photographies : l’une représentant un portrait, l’autre montrant et évoquant, dans l’oeuvre, les temples cambodgiens.
Les portraits choisis ne sont pas anodins : ils montrent et représentent des victimes des khmers rouges.
Cet artiste Vietnamien, vivant à la frontière du Cambodge, a pu être le témoin, des conséquences et du désastre, qu’ont causés les khmers rouges, par sa série : Cambodia : Splendour & Darkness.
De ses portraits, résultent une angoisse et une peur très perceptible et plus que compréhensible.
La série se nomme Cambodge, Splendeur et Obscurité car le Cambodge est souvent résumé par ses temples splendides et le génocide khmer rouge.
Mais nous pouvons aussi intervertir ces deux propositions : car l’obscurité résulte de ses temples, tachés du sang de ses bâtisseurs et de ses habitants ; et, que la splendeur émane de sa population.