Archives mensuelles : novembre 2010

André Kertész au Jeu de Paume

André Kertész, tout comme Man Ray et Moholy-Nagy, a révolutionné la photographie. Moins célébré que ses  congénères contemporains, un hommage lui est enfin rendu au musée du Jeu de Paume, jusqu’au 6 février.

L’exposition se déroule en cinq parties : la première « De Andor Ketész à André Kertész », relate la guerre et montre son proche entourage : famille et amis. Dans une deuxième partie, nous découvrons « Paris, le jardin d’André Kertész », on poursuit l’exposition en découvrant ses « Distorsions » et l’exposition se termine avec « Reportage et illustration, enfin « A New York : un nuage égaré ».

Les commissaires d’exposition Michel Frizot et Annie-Laure Wanaverbecq justifie le parcourt ainsi : « Nous avons voulu avant tout restituer la permanence de la démarche d’André Kertész, qui en dépit d’une apparente diversité de périodes et de situations, de thèmes et de styles, s’est maintenue intacte pendant sept décennies. »

La scénographie de cette exposition, conçue par Usquam3 de Barcelone, peut être décevante  surtout au début. Les rares loupes à disposition ne privilégient que quelques personnes pour voir les tous petits clichés. Attention à vos yeux, car ça peut faire mal ! C’est dommage car les photographies exposées sont de véritables petits bijoux.  Kertész nous fait découvrir la Hongrie, Paris puis New York, lieux où il a vécu de manière très personnelle : comme il  le dit lui même : « Je ne peux même pas vous dire maintenant combien de belles choses je vois ici à Paris que les autres ne voient pas ».